« Son futur sera merveilleux. Elle aussi apprendra à danser à quelques centimètres du sol. Un jour, quand elles lui expliqueront comment voler, elle ira à Palerme. Elle vivra dans un monde d’où l’on peut s’échapper. »
Sorcières dansant nues autour des flammes sur des plages isolées, femmes qui se voient pousser des ailes et s’envolent dans le ciel… Depuis le début du XXe siècle, on raconte qu’il se passe des choses étranges à Alicudi, une île volcanique oubliée de tous au large de la Sicile.
Alors que faire quand, comme Caterina, la jeune héroïne de ce roman, vous n’êtes rien et n’avez rien d’autre que la terre sous vos pieds, les ongles noirs et les mains crevassées, et que le rêve, dévastateur, halluciné, est plus séduisant que la réalité ? Eh bien, voler !
Chronique familiale, parabole féministe, L’Île des femmes qui volent est avant tout un livre où l’on ressent l’intensité des éléments, l’ancrage des croyances et la force des mythes, vecteurs d’identité individuelle et collective depuis la nuit des temps. Entre obsession, fascination, fantasme et réalité, une ode à l’émancipation et à la liberté.